Quelle année sommes-nous? Le savez-vous vraiment?

Quelle année sommes-nous? Le savez-vous vraiment?

Au début du 6e siècle, le pape Jean 1er constata que la fête de Pâques commémore deux événements, soit : la résurrection de Jésus, l’Homme-Dieu pour les chrétiens, et la sortie du peuple juif d’Égypte pour fuir l’esclavage imposé par les romains.

Ces deux événements étaient célébrés avec grandes pompes le 1er dimanche qui suivait l’équinoxe du printemps selon le calendrier sémite qui lui était basé sur le mouvement de la lune autour de la terre.

Le pape, résidant à Rome, utilisait le calendrier solaire romain.

Cadran solaire

La différence entre les deux calendriers, le sémite et le romain, causait un lent déplacement de la fête vers l’été d’une année à l’autre. Pâques étant la fête principale, toutes les autres de moindre importance en lien avec elle, étaient aussi déplacées.

Il fallait donc revoir le calendrier des fêtes chrétiennes à partir de la naissance de Jésus, d’origine juive, qui avait vécu 500 ans plus tôt dans l’empire romain.

Pour trouver une alternative, le pape fit appel à un moine scythe polyglotte, savant en plusieurs sciences, originaire d’une région qui se situerait aujourd’hui en Roumanie, Denys le Petit.

Denys le Petit

Imaginez l’ouvrage titanesque pour Denys le Petit que de reculer de 500 ans, tout en tenant compte des 12,36 lunes annuelles, pour découvrir la date de naissance de Celui qui allait mourir crucifié, pour ressusciter trois jours plus tard!

Les européens romains et grecs de ce temps utilisaient des abaques, genre d’énormes bouliers, pour solutionner leurs calculs mathématiques, utilisant les chiffres romains qui leur permettaient seulement d’additionner ou de soustraire. Les opérations division et multiplication leur étaient inconnues.

Abaque ancien

Boulier moderne

De plus, les renseignements disponibles étaient écrits à la main en différentes langues et styles.

Les chiffres arabes eux utilisent des fractions et la valeur du chiffre zéro étaient inconnus en Europe. Même s’ils avaient été connus, le clergé n’aurait pas accepté leurs usages, car dans la Bible, les chiffres employés étaient romains, donc cela aurait été un grave manque de respect envers la parole de Dieu.

Il a fallu attendre vers l’an 1 000 avant que le pape Sylvestre  pour que l’Église catholique accepte d’utiliser ces chiffres impies dans les textes religieux de la Bible.

Revenons à Denys le Petit et à ses trouvailles

Son but n’était pas nécessairement de savoir si Jésus était né le 25 décembre de l’an 753 du calendrier de ce temps-là, utilisé par les romains. C’était plutôt de trouver et de fixer la date immuable de la fête de Pâques qui servirait de point de repère pour situer celles des autres fêtes chrétiennes et aussi celle qui marqueraient le début de l’Église chrétienne que Jésus le Ressuscité, l’Homme-Dieu, avait fondée.

Les astrologues calculent que le 25 décembre indique la fin d’une année solaire pour en commencer une nouvelle. Alors, pourquoi attendre sept jours avant d’annoncer la nouvelle année pour en changer la numérotation? À mon connaissance, cette question demeure encore à ce jour sans réponse.

Comme vous le constatez, la tradition veut que Jésus soit né le 25 décembre de l’année 753 du calendrier romain en vigueur à ce moment-là et qu’il soit mort à l’âge de 33 ans, donc en 786 du même calendrier romain. Cette date, passée inaperçue du grand public, n’a pas chambardé la vie de l’empire, ni son calendrier. Rien de spécial n’a été noté ou modifié au calendrier romain.

Quand Denys le Petit est arrivé dans le décor, 500 ans plus tard, soit en 1253 du calendrier romain (753 + 500 = 1253), il lui a fallu revenir en arrière pour trouver et corriger la date des événements passés pour les actualiser avec le calendrier qu’il était en train de créer.

Pour ce faire, il a coupé en deux parties le cours de l’Histoire nébuleuse du commencement du monde jusqu’à la naissance de Jésus. Il a identifié la première partie par l’acronyme AC (Ante Christus, avant le Christ) et la deuxième partie par l’acronyme AD (Anno Dei, période vécue par le Christ et toutes celles à venir).

Il a agi comme un magicien. Il a séparé les événements passés des événements présents et des événements futurs pour le compte de l’Église catholique à la demande du pape Jean 1er. Ce faisant, il a unifié son enseignement et partager ses connaissances aux croyants répartis dans des régions et pays différents.

Denys a utilisé la fête de Pâques pour ancrer le point de départ de son imput, son savant calcul, sans regard ou attention particulière à ce qui existait déjà ailleurs ou en autre temps, passés ou futurs.

Il ne pouvait se douter que le résultat de ses recherches et décisions qu’il prenait à ce moment-là viendraient à être reconnus et utilisés universellement au cours des siècles futurs, même en dehors des cadres de l’Église catholique.

Comme mentionné plus haut, Denys a employé les chiffres romains qui ignoraient la valeur du chiffre zéro. Il a donc commencé à calculer l’âge Jésus à la fin de sa première année, tandis que s’il avait connu et utilisé les chiffres arabes, Jésus et la nouvelle ère auraient commencé une année plus tôt, soit à sa naissance.

Donc, nous serions au début de l’année 2020 et non en 2019 comme actuellement.

Pour vous aider à comprendre cet imbroglio, je vous suggère de prendre connaissance d’un de mes blogues déjà paru sous le titre : Zéro est un chiffre.

Un autre constat

Des savants, équipés d’instruments infiniment plus efficaces et précis, ont vérifié la véracité des  résultats de Denys le Petit. Ils ont constaté qu’il avait erré; certains prétendent qu’il aurait dû faire naître Jésus 4 ans avant l’ère chrétienne, pour d’autres, ce serait 6 ans.

Différents résultats selon ces experts qui prétendent que nous serions soit en l’an 2023 ou en l’an 2029, selon le résultat des recherches des uns ou des autres.

Nota bene : Son nom en latin est : Dionysius Exiguus, en français : Denys le Petit. Le qualificatif « Exiguus » qu’il ajoutait à son nom, non pas qu’il était court de taille, mais pour camoufler ses grandes connaissances en plusieurs sciences en signe d’humilité.

Les savants pour donner de la « pesanteur » à leurs recherches ou écrits plaçaient et placent encore les acronymes des sciences qu’ils maîtrisent à la suite de leur nom. Lui, simple religieux sans titre aurait dû signer « Dionysius Exigus, s. nob. » sine nobilate = mot signifiant « pas noble » pour convenir au code d’éthique du temps. Il ne se souciait guère de sa notoriété; l’humble nom le Petit lui convenait.

Le dilemme de la fête de Pâques était solutionné, mais celle de la naissance de Jésus, l’Homme-Dieu était classée dans la seconde demie : AD (Anno Dei).

Selon la tradition chrétienne, il est noté que Jésus serait né au cours d’un voyage à Bethléem de ses parents, Marie et Joseph, pour participer au recensement ordonné par l’empereur Hérode.

Il n’y a pas de doute que ce dernier connaissait bien les us et coutumes du peuple juif qu’il régissait, dont il voulait en évaluer la grandeur. Pour en savoir plus sur cette fête, vous vous invite à lire mon blogue  Le calendrier.

Jetons un regard interrogateur à cet événement

Il est très surprenant, voire improbable, que les autorités romaines aient choisi une période festive pour ce genre d’activité qui aurait requis la participation de plusieurs citoyens romains.

Ce recensement aurait eu lieu au cours du mois de septembre, selon les écrits de certains historiens. Donc Jésus-Enfant serait né en septembre, selon un chercheur Flavius Josèphe, historien, contemporain de Jésus. Flavius était homme d’origine juive, mais occupait un poste influent dans le gouvernement romain.

Josèphe Flavius

Je vous invite à faire sa connaissance par le site 1000Question.net, Flavius Josèphe parle de Jésus. Des surprises vous attendent!

Le pape Libérius, en l’an 354, désigne le 25 décembre comme jour officiel de la naissance de Jésus, car auparavant, on la fêtait le 6 janvier – ou le 28 mars – ou le 19 avril – ou le 29 mai, selon l’endroit où le fidèle résidait. Cette décision allait être renforcée par le résultat des recherches faites par Denys le Petit cité plus haut.

Des analystes de l’Histoire ont prétendu que les premiers chrétiens auraient profité de cette période de débordement des mœurs du peuple romain qu’étaient les saturnales païennes pour déplacer leurs fêtes à consonances religieuses que nous, chrétiens du 21e siècle, célébrons encore au cours de cette même période de l’année.

Saint François d’Assise serait le premier évêque à ériger une crèche dans une église en 1223. Quant à la distribution des cadeaux, la tradition raconte que c’était dans les manières du bon Saint Nicolas, vers le milieu du 5e siècle, de donner des cadeaux aux enfants sages au cours de l’année qui se terminait.

Ne trouvez-vous pas qu’il y a une première coïncidence entre les mots : Saturne – Saturnale – Samedi et (saturday en anglais)?

  • Saturne personnalise le dieu romain des fêtes;
  • Saturnale nomme la longue période de festivités de fin d’année et début de la nouvelle;
  • Samedi est le jour de la semaine que nous réservons à la réjouissance et aux festivités ou activités de loisir pour nous, citoyens du 21e siècle.

Nous, TERRIENS, sommes-nous en l’an 2020,  2024 ou 2025?  À votre choix.

Charles-Émile, dit l’insatiable curieux! 

P.S. À ceux qui douteraient de la rectitude des calculs de Denys qu’il a obtenu sur des abaques, genre d’assemblages de rondelles de bois, enfilées sur des tiges de fer retenues en place par un banal cadre de bois. Remarquez qu’il n’y a pas de fractions de rondelles pour tenir compte des fractions de chiffres, pourriez-vous me faire parvenir le résultat des calculs que vous aurez obtenus avec l’aide des instruments savants dont vous pourriez disposer? Vous le savez maintenant, je suis curieux!

Merci de me partager vos résultats et commentaires.

Source : Wikipédia, l’encyclopédie Larousse, 1000Question.net et images provenant d’internet


Prochain rendez-vous le 3 octobre!

 

 

 

 

 

 

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