1950 – Éphémérides Asbestos et environs

Je poursuis mon voyage dans le temps en vous partageant des éphémérides.

Je vous invite, pour ce blogue d’octobre, à vivre les faits saillants de l’année 1950, tels que relatés par la Société d’histoire d’Asbestos dans un cahier spécial du journal l’Actualité-Étincelle.

À ces textes, j’ajoute à l’occasion mon grain de sel et quelques souvenirs personnels.

1950

24 janvier – Des représentants du ministère de la Jeunesse et de la Commission scolaire acceptent la proposition de la cie Johns-Manville (CJM) d’offrir un local temporaire pour la création d’une école d’Arts et métiers à Asbestos en attente de la libération de l’actuel High School, en attendant l’ouverture d’un nouveau local qui sera terminé l’automne prochain à Danville. Ce local offert par la CJM était situé tout près de la mine, avait déjà servi de bunker pour abriter des immigrants avant d’être utilisé comme entrepôt pour Meubles Parenteau d’Asbestos.

Première école des Arts et métiers d’Asbestos, située près la mine de la Cie Johns-Manville

11 avril – La CJM offre du travail à 2 366 employés à Asbestos dont le salaire annuel s’élève à 6 485 250 $. Un groupe de 1961 employés est payé à l’heure tandis qu’un autre de 405 est payé à salaire fixe. La moyenne des heures de travail par semaine est de 47,4. La moyenne des salaires hebdomadaires est de 52,61 $.

30 mai – Un désastreux incendie a dévasté la boulangerie de Richard Roux de Saint-Georges-de-Windsor. La cause inconnue de ce feu qui a endommagé les deux étages dont le deuxième servait de logis pour la famille. La quantité d’eau utilisée par les pompiers venus d’Asbestos, aidés de volontaires, a complètement vidé le puits du village.

20 juin – La fumée et les odeurs caractéristiques de la fabrication du papier que dégageaient les usines de la Domtar qui salissaient et adhéraient aux édifices de la basse ville de Windsor disparaîtront bientôt. Une cheminée faite de ciment, haute de 300 pieds, dont le mur de sa base aura 27 pieds 6 pouces de diamètre et le mur aura 5 pieds d’épaisseur. Le problème était réglé pour les résidents locaux, mais pour ceux qui demeuraient dans la région plus au nord, cette senteur, poussée par des vents venant du sud, servait d’indicateur pour une pluie prochaine.
Prédiction qui ne se trompait pas.

15 août – La Ville d’Asbestos a reçu une permission gouvernementale pour réduire à 20 le nombre de permis de taxis. Ce nombre sera atteint en ne remettant pas de nouveaux permis lorsque rendu à terme.

10 octobre – Avis est donné que les restaurateurs devront fermer le dimanche de 10 heures à 11 h 15, soit la durée de la grand-messe. Règlement qui n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Que feront les usagers du transport en commun pour acheter leurs billets où vont-ils s’abriter en attendant le véhicule désiré? Le conseil étudiera cette demande.

24 octobre – C’est durant cette fin semaine-ci qu’aura lieu le retour à l’heure normale à minuit. Exception faite pour certaines paroisses d’Asbestos où la tradition veut que ce retour soit effectué après la grand-messe.


Source

Société d’histoire d’Asbestos, Domtar

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