Notre CHEZ-NOUS. L’organisme caritatif qui nous reçoit, nous offre, comme logis, un appentis dont le toit de tôle est fixé au mur de son bureau central; le bas-côté est supporté par deux poteaux. L’espace utilisable est d’environ 12 pieds par 20 qui est occupé par deux séries de lits superposés. Lors de notre arrivée à dix heures du soir, sans nos bagages dans ce local de fortune, éclairé par deux ampoules électriques de faible intensité, le choix de lit a été vite fait; les hommes ont choisi le deuxième étage laissant celui du bas aux dames.

Nous dormions tous du sommeil du juste lorsque, vers minuit, un bruit semblable celui d’un coup de tonnerre, même s’il ne pleuvait pas, nous a réveillé, mon voisin de lit a sursauté et assis dans son lit, du plus fort de ses poumons a crié : UNE BOMBE. Je vous dis que ça réveille des dormeurs. Tout le monde bien réveillé, assis sur son grabat, s’interroge sur la cause de ce grand bruit, personne n’est blessé, à nouveau le silence est revenu et le sommeil aussi, car tout semble normal.
Au réveil, à la clarté du jour, nous avons fait connaissance de notre voisin-e de couchette. Les services de cafétéria, toilette et salle de réunion nous étaient offerts dans l’édifice attenant à notre dortoir.
L’ambiance était celle d’une grande famille en vacances. La preuve : le lavoir de notre dortoir n’avait qu’une chantepleure : la froide et pas de corde à linge. Une fois que j’allais chercher quelque chose dans mon sac posé sur mon lit, j’eus la surprise de trouver des sous-vêtements féminins qui séchaient sur le pied de mon lit, probablement ceux de ma voisine de lit et dont je n’avais aucune utilité; je me suis contenté de les photographier.
Photos typiques de rues du barrio dont les côtés sont surélevés par rapport au centre qui sert de canalisation pour les égouts et aussi d’abreuvoir pour les animaux domestiques. Ces agglomérations pauvres ne peuvent pas offrir de construire des canalisations souterraines à leurs citoyens. L’eau souillée est très souvent porteuse de germes de maladies mortelles contagieuses qui ont dévasté de nombreuses populations au Moyen-âge.

Nicaragua – Le dessus du pavé
Un personnage important se déplaçant sur une de ces rues pleines de détritus gardait toujours le haut du pavé, le simple citoyen qui, venant à sa rencontre à pied ou en voiture était obligé de lui céder le haut du pavé et se déplacer dans la gadoue pour laisser passer ce digne personnage. Ce qui parfois causait des frictions quand deux personnages imbus de leur supériorité avaient à se rencontrer; lequel doit céder sa priorité à l’autre? De là, nous vient le dicton : avoir le dessus du pavé par rapport à une autre personne.
Notre hôtesse, Maria faisait partie d’une coopérative s’affairant au tissage de hamacs faits de façon ancestrale.

Nicaragua – Coopérative de fabrication artisanale de hamacs
Pauvre bête. Ce petit cheval mène une vie d’enfer…

En premier, étudions son harnais : regardez attentivement sa tête, une pièce de tissus ou de métal lui bloque complètement la vue; deux chaînes, une de chaque côté relie le bout des brancards du tombereau à une pièce de linge très résistante (ou quelque chose de ce genre), ce qui occasionne une friction des chaînes sur ses épaules à chaque pas qu’il fait, en plus ce tissus ceinturant son cou fait une pression sur sa gorge qui nuit à sa respiration normale. Un câble reliant les deux brancards placés à quelques pouces des cuisses arrière du cheval servent à retenir la voiture dans une descente ou lors d’un recul; la friction de ses cuisses contre ce câble doit certainement être douloureuse. Une fois sur l’heure du midi, j’en ai vu un qui avait une manière particulière de se déplacer, ce qui a attiré mon attention, je m’en approchai pour constater que ses pattes avant étaient attachées ensemble, ce qui l’empêchait de s’éloigner, car il était obligé de faire sauter la partie avant de son corps pour se déplacer à la recherche d’un très court gazon pour se nourrir.
Les deux larges planches grises à la droite, protègent l’intimité des usagers de la bécosse extérieure. Je ne sais pas pourquoi, mes compagnons ont tous préféré les WC de la centrale au lieu d’aller se soulager dans un décor ancestral et naturel? Quant au lavoir, il est à l’arrière, camouflé par les deux adolescents.

Cette photo n’est pas un trucage vieux de plus de cent ans, je l’ai prise au cours de mon voyage en 1999.

Les bœufs ne tirent pas le voyage de bois, ils poussent un morceau de bois attaché à leurs cornes, morceau qui est relié au timon de la charrette.
C’est vrai de dire qu’ils travaillent de la tête, ces bœufs-là, n’est-ce pas? Cet attelage est beaucoup plus moderne qu’il parait, car il est télécommandé, remarquez le conducteur n’a pas de guide pour les diriger, il a dû les programmer avant le départ.
Suite et fin de mon voyage au Nicaragua le 3 septembre prochain.
Très bel ouvrage de ta part,merci beaucoup
Envoyé de mon iPad
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