Janvier 53, j’entre comme ferblantier à la Cie Johns-Manville, à l’atelier mécanique. Je serai le premier homme de métier à entrer directement sur mon métier, en plus à l’atelier mécanique. Chanceux de travailler sur le quart de jour de 8 à 5, car à la Cie Johns-Manville, il y avait 3 quarts de travail, soit : 8 à 5, 4 à minuit et minuit à 8. J’ai été envié, car plusieurs avaient demandé cet emploi et ont été refusés. Ceci n’a pas été une faveur faite à moi, c’était une manière d’encourager les jeunes à aller à l’école des Métiers. Merci de ma part. J’y travaillerai 15 ans. Au cours des deux dernières années, je serai représentant syndical des hommes de métier. Lors de la dernière année, je voulais acheter une ferme. Un compagnon de métier qui travaillait à la maintenance du moulin avait mal au dos, mal causé par des planchers de ciment qui vibrent continuellement à cause de la machinerie. Ça faisait plusieurs années qu’il sollicitait de venir à l’atelier et était toujours refusé. C’était un de ceux qui m’avait envié le plus. J’en ai parlé à mon contremaître qui accepta que je change d’emploi. J’avais fait un heureux.