Une autre expérience, celle-ci aurait pu tourner au drame. J’eus à fabriquer et poser un déflecteur, barrière pour changer la direction de résidus de la fibre en direction d’une grande benne qui se déchargeait dans les wagons du chemin de fer. La garde, faite de fer d’un ¼’’ po d’épais, devait être fixée à l’intérieur de la structure dont la courroie avait 5 pieds de large qui se déplaçait beaucoup plus vite qu’un homme à pied.
La fibre arrivant d’une chute placée de façon perpendiculaire au convoyeur se déversait avec une si grande pression qu’elle poussait à l’extérieur celle qui y était déjà sur la courroie. Ce qui causait une accumulation de fibre au sol de façon continue, sur l’espace environnemental, que nous appelions dans notre jargon de métier, un « veau ».
Le règlement concernant la sécurité stipulait que c’était de la responsabilité de celui à qui le contremaître donnait le « Work Order » de verrouiller les commandes du moteur. Cette journée-là, c’est moi qui avais cette responsabilité. Comme mon aide Jean était de stature frêle, je lui suggérai d’aller cadenasser le moteur à ma place et pendant ce temps, moi je déplacerai les lourdes bouteilles de gaz placées sur le charriot des torches. Au bout de plusieurs minutes, il revient. « Tu as bien barré le moteur? » « Oui. » Nous entrons pièces, outils et nous deux dans le convoyeur. Lire la suite