L’agnotologie, ça vous dit quelque chose?

L’agnotologie est un mot nouveau qui vient du grec qui signifie Ne pas savoir, et logos : science. C’est l’étude des pratiques qui font la promotion de l’ignorance.

On peut aussi bien dire que l’agnotologie est l’art de la menterie et du mensonge par des industriels que l’ignorance des populations qui leur confère un pouvoir sur celles-ci, selon Gérard Montpetit, membre du comité de citoyens.es pour la protection de l’environnement.

Robert N. Proctor

Ce mot, agnotologie, a été créé en 1992 par Robert N. Proctor, un chercheur universitaire qui a fait une étude sur les manières employées par les avocats des industriels du tabac pour éluder, camoufler ou détourner afin de ne pas répondre de façon claire aux questions posées à Paul-André Rosental.

Paul-André Rosental

Ce dernier, Paul André Rosental, a été l’avocat principal du gouvernement fédéral américain dans une poursuite de plus de 550 milliards de dollars contre les cigarettiers américains. Ce montant énorme équivalait aux déboursés faits par l’OBAMACARE pour soigner les maladies causées par le tabagisme aux USA. 

Nous, résidents de zones amiantifères québécoises, en particulier Asbestos et Thetford, avons pu constater la véracité de cette affirmation avec l’enquête et les recommandations faites en 2020 par le BAPE (Bureau d’audience publique pour l’environnement) dans la cause de l’utilisation sécuritaire des haldes de rebuts pour en retirer les richesses minérales qu’elles contiennent.

J’ai répondu positivement à l’invitation lancée à tous les citoyens de présenter un mémoire. Cette démarche fut faite en deux temps. Dans un premier temps, je devais démontrer par écrit mon intérêt sur ce projet tandis que dans un deuxième temps, il me fallait faire connaître verbalement mes motivations ou réticences devant les experts du BAPE venus à Asbestos.

Vu que j’avais enregistré tardivement ma présence seulement à la pause-café le jour même, je fus le dernier à prendre la parole à midi, heure qui devait marquer la fin de la séance. Quelques minutes après le début de ma communication, on me demanda d’en dire les mots de la fin. Frustré de ne pas avoir pu faire connaître mon point de vue de façon orale, je l’ai fait de façon virtuelle.

Libre de toute contrainte, je fis sur ordinateur la description de la vie à Asbestos avant la construction du nouveau moulin terminée en 1953. Ma missive débutait par une photo montrant un nuage de poussière émanant des vieilles installations, rejeté continuellement dans l’environnement depuis plus d’une quarantaine d’années. La région était couverte d’une neige qui ne fondait pas l’été. L’eau qui alimentait les résidents et les animaux de la ferme n’a jamais fait de victimes connues.

La presque majorité des témoignages, autres que le mien, présentés au BAPE, laissaient croire que l’amiante était responsable des symptômes de plusieurs maladies.

Ces mêmes symptômes de maladies existaient déjà au Moyen Âge, cent ans après que Christophe Colomb eut ramené en Europe des feuilles et des graines de pétun. Le mot pétun devint tabac en souvenir de l’île Tobacco où Christophe Colomb avait fait la connaissance de cette plante.

Les gens du pays enroulaient une feuille de cette plante sur elle-même pour en faire un bâtonnet dont ils mettaient le feu à un bout et de l’autre, ils en respiraient la fumée qui en sortait. Partout où ils allaient, ils étaient toujours accompagnés de pétun dont la fumée faisait fuir les indésirables et omniprésents moustiques. Dans leurs expéditions lointaines, souvent guerrières, le pétun occupait la première place des provisions à apporter.

Ils connaissaient déjà l’effet psychotrope sur le cerveau humain qui permet au fumeur de percevoir des sensations que la réalité ne pouvait leur offrir.

Cela dit, je reviens au long texte final du BAPE qui contenait toutes ses activités incluant le catalogue du nom, sous forme de code, des signataires et une très courte description de leurs maladies respectives, supposément causées par l’amiante ainsi que sa recommandation faite au gouvernement. En aucun endroit dans cet exposé, je n’ai vu le mot tabac comme pouvant possiblement être la cause de ces nombreuses maladies qui affectent les organes du corps humain.

La lecture de cet exposé me causa une agréable et très surprenante surprise. Trois noms de participants y sont cités : Bernard Coulombe, ex-président de la défunte Mine Jeffrey, Gilles Morin, médecin et ex-responsable de la santé pour la Mine et en troisième lieu, c’est mon nom qui apparaît, moi le ferblantier, Charles-Émile Giguère. Le nom des autres participants est présenté sous un nom codé. Je suis très fier d’avoir contribué à ma façon à la défense de l’amiante par ma participation au BAPE.

Pourquoi citer le nom d’un vieillard, aujourd’hui âgé de 89 ans, retraité depuis 30 ans, qui n’a fait que remémorer le vécu de sa famille sur une ferme située à un mile à l’est d’Asbestos où les vents dominants poussaient continuellement une neige grise qui ne fondait pas l’été. C’était de l’amiante pur à cent pour cent. De l’amiante, il y en avait partout dans l’environnement.

Si c’était vrai que l’amiante chrysotile est dangereux, ça ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de vie autour de ces villes minières. Mon témoignage rendait nul et non avenu celui fait par plusieurs personnes qui prétendaient que c’était l’amiante ou ses poussières responsables de leurs malaises.      

À cause de mon âge, j’ai pu faire un témoignage libre des préjugés récents et omniprésents sur les réseaux informatiques créés et maintenus bien vivants qui sont envenimés par les conspirateurs des industriels du tabac.

L’amiante a servi de bouc émissaire à ces conspirateurs qui emploient l’AGNOTOLOGIE pour camoufler les effets désastreux de leurs produits sur la santé de plusieurs millions d’humains dont ils se servent pour ¨acheter¨ des politiciens et de supposés scientifiques véreux.

Dans des blogues mensuels que je publie depuis 2015 sous la guidance de ma fille aînée Renée et l’aide de mon épouse Réjeanne, je traite de sujets variés, entre autres, une dizaine concernant cette supposée dangerosité de l’amiante chrysotile. Je vous invite à prendre connaissance de mon mémoire déposé au BAPE ici.

Charles-Émile