Début mai 1947. Sur la ferme, les gros travaux de semences sont finis. Au cours de la nuit précédent la fête des Mères, la Mionne, une jument de race belge, s’est détachée, sortit de sa stalle, et se dirigea vers la boîte où la moulée laitière destinée aux vaches était entreposée. D’un coup de tête, elle en ouvrit le couvercle et se gava de ce mélange à forte proportion de mélasse. Si c’est bon pour une vache, ce doit être aussi bon pour un cheval. Elle a profité de sa chance pour s’empiffrer en ignorant les conséquences.
À l’heure de la traite des vaches, nous en donnions 2 fois par jour un bon plat, ce qui les incitait à venir vers l’étable et aussi le sucre aide la digestion, car elles sont comme des usines qui transforment l’herbe en lait.
Aujourd’hui, c’est dimanche, les chevaux ne travailleront pas, ce qui fait que l’on va prendre la Mionne pour aller à la messe, ça va l’aider à digérer la moulée qu’elle n’est pas habituée à manger. Lire la suite