Incendie de la grange

Été 1932, le foin est dans la grange, un orage cause un incendie, perte totale, pas d’assurance. Il faut rebâtir, les gens sont solidaires, si un malheur frappe, les autres sont là pour aider. Un dimanche, peu de temps après, après la messe, une voix très forte domine les autres : « Lundi, dans huit, il y aura un « bee » pour aider le paroissien Émile Giguère à rebâtir sa grange, vous êtes invités à être généreux. Le mot « bee » vient de l’anglais « bee work » : « travail d’abeilles »). Avec l’aide d’un débrouillard habitué à ce genre d’ouvrage, tout a été prévu. Le grand Jour arrive, tout est fait à la main, l’électricité est inconnue ici. Une vingtaine d’hommes besognent. Des voisines s’affairent dans la maison à préparer le dîner. Ding, dong, déjà midi. Dans ce temps-là, les activités courantes étaient réglées par le son de la cloche de l’église, à six heures le matin, à midi et à six heures le soir, c’était l’obligation et le devoir du bedeau pour les jours de semaine, pour les dimanches et les jours de fête, elle annonçait le début de la messe et quinze minutes avant il y avait le tinton. Pour la sonnerie de la cloche, lorsque le bedeau tirait sur le câble, c’était toute la cloche qui allait de gauche à droite; pour le tinton, la cloche restait immobile, c’était un genre de « marteau » actionné par la traction du bedeau sur un câble. Ces deux sons de cloches étaient très différentes l’un de l’autre.

Laisser un commentaire