Mon cinéma avec Vanessa Gauvin-Brodeur

J’ai près de 90 ans et je viens de vivre une grande première! La réalisatrice Vanessa Gauvin-Brodeur m’a offert ma première expérience en cinéma!

Cette jeune femme moderne et dynamique réalise actuellement un projet d’envergure sur Asbestos, avec Thomas Fortier, son cameraman.

Les origines du projet de film sur Asbestos

La jeune québécoise Vanessa a bourlingué dans plusieurs pays d’Europe avec sa famille.

À son retour au pays, elle a connu Thomas qui, comme elle, travaille dans le domaine de la cinématographie.

Dans une conversation, Thomas lui a parlé de son enfance, de ses grands-parents maternels qui ont vécu et vivent encore à Asbestos. Et que ce mot Asbestos signifie amiante en anglais.

Candide, elle lui a demandé : « C’est quoi ça, de l’amiante? » Il lui a répondu que l’amiante a déjà été appelé le minerai magique par les anciens qui en faisait des nappes d’autel qu’ils jetaient au feu pour purifier des tâches rouges laissées après des sacrifices sanglants. Et aussi, des mitaines pour déplacer des objets très chauds, sans se brûler!

Interrogative – « Si ton pépé René Levasseur a déjà travaillé dans l’amiante, il doit sûrement avoir d’autres personnes encore vivantes qui pourraient nous renseigner et nous témoigner de leur vécu en contact avec ce minerai qui était magique auparavant? ».

Recherche de travailleurs – Avril 2021 – sur Facebook : « Recherchons d’anciens travailleurs de l’amiante d’Asbestos pour partager leurs souvenirs avec une équipe pour un court métrage. Si intéressés, envoyer vos noms et coordonnées. ».

Comme vous le savez, je suis curieux de nature et j’écris chaque mois mon blogue Les Carnets de Charles-Émile depuis février 2015. Plusieurs personnes ont mentionné mon nom suite à l’annonce de Vanessa et ma fille Renée a même reçu un appel de l’hôtel de Ville d’Asbestos sur le sujet. J’ai donc répondu « Intéressé » pour participer au projet de Vanessa!

Je lui ai écrit : « J’ai œuvré pendant 38 ans à la minière d’Asbestos dont 18 à l’entretien du moulin et n’en porte aucune séquelle comme vous pourrez le constater sur des blogues mensuels dont l’un d’eux, intitulé Mon regard sur l’amiante. ».

Un mois plus tard, Vanessa s’est manifestée. Ma fille Renée a alors pris contact avec elle pour discuter et évaluer si ma participation pouvait contribuer à son projet de court métrage.

Ainsi est née notre collaboration!

Mon texte et ma voix

En septembre 2020 – nous avons eu une première rencontre à la RPA où je résidais, en compagnie de Thomas son caméraman qui filme les images.

Dès cette date, Vanessa et moi avons eu des échanges réguliers pour structurer, rédiger, clarifier, rectifier et réviser mon propos pour son film. Cette relation épistolaire m’a nourri pendant des semaines, voire des mois. Tellement que la pandémie s’est mise de la partie et j’ai moins souffert de sa présence parce que j’avais mes textes à préparer pour Vanessa et ma tête était nourrie de souvenirs de mon passage à la cie Johns-Manville d’Asbestos.

Les échanges avec Vanessa m’ont beaucoup nourris ces deux dernières années!

À l’automne 2021, Vanessa m’a proposé trois journées d’enregistrement de ma voix en m’appuyant sur les textes que j’avais écrit, guidé par ses bons conseils professionnels. Pour réaliser ce premier travail de captation vocale avec son preneur de son Marc-André Labonté qui enregistre les paroles, elle a réservé la résidence de la Galerie G de BR, nouvellement ouverte à Danville. Nous avons été le premier projet culturel de cette résidence artistique. Vanessa m’a fait vivre beaucoup de premières!

La réalisatrice Vanessa Gauvin-Brodeur, Charles-Émile Giguère et
Marc-André Labonté, preneur de son, à la Galerie G de BR de Danville,
pour le projet de film sur Asbestos, automne 2021

Maintenant les images

En février dernier (2022), Vanessa et Thomas sont venus passés toute une semaine à Danville pour faire le tournage des images de leur court métrage. Cette fois, ils sont venus à la Résidence Le Louis d’Or où j’habite maintenant avec Réjeanne. Ils ont tourné quelques scènes sous différents angles à l’intérieur et aussi à la bibliothèque de Val-des-Sources.

L’équipe professionnelle de Vanessa Gauvin-Brodeur et Thomas Fortier en tournage avec Charles-Émile Giguère à l’Auberge pour aînés Le Louis d’Or de Danville, février 2022

Dans un monde idéal, il y aurait eu une journée de prises de vues extérieures avec des chutes de neige. Vanessa a retenu que je cite dans l’un de mes blogues que la poussière de l’amiante tombait continuellement du ciel sur la région lors des jours de travail à la mine et cette poussière ressemblait à de la neige, mais était permanente et ne fondait pas l’été. Malheureusement, la journée choisie n’était pas neigeuse.

Une belle première expérience!

J’ai donc appris que pour tourner un film, il faut que les actions et les textes soient répétés plusieurs fois mais d’une manière, d’une position ou d’une émotion différente d’une fois à l’autre. Lors du montage, la réalisatrice choisit les images et les prises de son qui traduisent le mieux le message qu’elle veut livrer.

Merci Vanessa pour la patience que tu as su conserver à mon égard, tout au long de la réalisation de ton premier film documentaire.

Je profite de cette journée du 8 mars appelée Journée de la Femme pour remercier toutes les femmes de ma Vie qui ont contribué à mon développement et à mon bien-être!

Charles-Émile

Éditrice et crédits photos : Renée Giguère

Laisser un commentaire