La famille d’une victime de l’amiantose, M. Maurice Lefrançois, a reçu la somme de 107,000 $ parce que la juge administrative Mme Annie Beaudin de la division de la santé et de la sécurité du travail du Tribunal administratif du travail, dans un article paru dans le journal La Tribune du 16 août 2016 (voir ci-joint), estime que la succession du travailleur peut bénéficier de la PRÉSOMPTION de la maladie professionnelle. Ses raisons sont que M. Lefrançois était atteint d’un cancer pulmonaire et aussi d’amiantose parce qu’il avait fait un travail pendant au moins 6 mois impliquant une exposition à l’amiante, car il y avait de l’amiante incorporé au ciment dans certains planchers de l’usine.

p. 2 Actualités – Mardi 16 août 2016 – La Tribune
Ces symptômes ressemblent beaucoup à ceux de mes compagnons de travail qui ont automutilé leur système respiratoire en fumant, pour certains, jusqu’à 3 paquets de cigarettes par jour, habitude qui était un signe de virilité. J’ai travaillé 38 ans dans l’amiante à Asbestos dont 16 ans à l’entretien du moulin à titre de travailleur de métal en feuilles. Notre équipe avait à fabriquer différentes pièces de métal et à coller du linatex, genre de matériel antifriction, du côté intérieur et aussi à entrer dans ces pièces pour les réparer. À l’intérieur de ces pièces, même si la ventilation a été arrêtée, je ne présume pas qu’il n’y avait de la poussière, je vous dis qu’il y en avait.
Nous en ressortions avec des vêtements empoussiérés. Une fois l’ouvrage terminé, nous nous dirigions vers un dépoussiéreur. En arrivant chez nous, le boulot terminé, rien ne m’empêchait de faire comme un homme ayant pratiqué une autre activité. Mon épouse, Réjeanne, lavait mon linge de travail et n’a jamais imaginé que des ménagères tomberaient malades parce qu’elles lavaient des vêtements portés par des travailleurs qui ont cru qu’il avait de l’amiante sur leur milieu de travail.
Il a quelques années passées à Sherbrooke, il eut un accident routier au cours duquel un camion-remorque, en tournant vers la droite, avait écrasé à mort une cycliste en attente de son droit de passage. Pour savoir qui serait tenu responsable, les enquêteurs ont revécu la scène de l’accident avec le même camion et des mannequins, au même coin de rue. Tout ce tralala pour établir, sans aucun doute possible, qui était le responsable, parce qu’au Québec, la Justice, c’est sérieux, il ne faut pas que ça se répète, car on ne pas accuser sur une simple PRÉSOMPTION.
En parallèle, comment se fait-il qu’une personne maîtrisant les connaissances de la Loi puisse émettre dans un jugement, comme dans le cas de M. Lefrançois, un verdict de PRÉSOMPTION que la maladie de ce dernier est causée par la présence de l’amiante dans son environnement occasionnel? Comme je l’ai cité plus haut, j’ai passé ma vie d’homme de métier en contact continuel avec ce minerai qu’est l’amiante.
Comment expliquer que mes poumons soient aussi bons après 38 ans d’exposition continuelle à ce minerai alors qu’un personnage aurait souffert d’une maladie industrielle et déclaré amiantosé avec compensation pour avoir œuvré au moins pendant 6 mois dans un endroit où il y avait de l’amiante auquel il n’avait jamais eu contact?
Je me demande ce qui arriverait si un jour, un prisonnier présumait qu’il y avait de l’amiante dans les murs, les planchers et les plafonds dans le ciment de sa geôle, lui qui est condamné, peut-être pour plusieurs années de sa vie. Pourrait-il jouir d’une telle PRÉSOMPTION et recevoir une compensation?
Miso Capnos, mot grec qui signifie : haine du tabac a été écrit au 17 siècle par le roi d’Angleterre Jacques 1 soucieux de voir ses sujets pratiquer une invétérée habitude qu’est le tabagisme. Ce livre a éveillé l’imagination de certains romanciers qui ont créé des caricatures écrites pour tourner en dérision et se moquer des lois et règlements pour restreindre cette habitude devant l’impossibilité de l’éradiquer. Le plus connu avait le titre L’Esprit des fleurs.
Peu d’années après sa parution, le pape Urbain VIII prononça l’ex-communion

Pape Urbain VIII
de ceux qui persistaient à prendre du tabac dans les églises. Cela se passait dans les années 1600.