Henry Ford, le fondateur du constructeur automobile Ford

Henry Ford, le fondateur du constructeur automobile Ford

L’américain Henry Ford, 1863-1947, né à Dearborn, Michigan, est le fondateur de la Ford Cie. Son père était originaire de Cork en Irlande. L’ouvrage de la ferme ne l’intéressait peu; il préférait la mécanique beaucoup plus que l’école qu’il quitta à l’âge de 12 ans.

L’américian Henry Ford

À peine âgé de 15 ans, il perfectionna un moteur actionné à la vapeur. En 1879, 3 ans après la mort de sa mère, il quitta la ferme pour s’installer à Détroit. Il débute un emploi d’apprenti-mécanicien de moteur à vapeur. Par les soirs, il suit des cours de comptabilité.

Jeune homme brillant, il obtient le poste d’ingénieur à l’Edison Company en 1891. En 1893, il est promu ingénieur en chef. Ce nouvel emploi lui laisse l’argent et le temps de perfectionner son quadricycle.

Henry Ford et son quadricycle

En 1898, il rencontre Thomas Edison  qui l’encourage dans ses inventions. Soutenu financièrement par W.H. Murphy, il quitte son employeur pour former la Detroit Automobile Company. Ses autos ne sont pas compétitives et trop dispendieuses, il ferme les portes. Il est persuadé qu’il réussirait mieux dans les bolides de course. Il en conçoit un propulsé par un moteur de 26 hp qui lui fait gagner sa course en 1901.

Thomas Edison

Fier de son succès, il pousse son audace à s’inscrire à une course longue de 10 miles que les 40 hp de son bolide lui permettent de gagner. En 1901, gonflé par ses succès et encouragé par des amis, ils forment la Henry Ford Company avec Ford comme ingénieur en chef.

Un homme influent du groupe ne lui plaît du tout; Henry Ford quitte alors la compagnie qu’ils viennent de former et qui, de plus, porte son nom qui deviendra : Cadillac Automobile Co. En mars 1902, lui, Ford, et un ami ont une idée en commun, construire deux autos : la 999, la sienne et la Arrow pour l’ami, Cooper. Les deux ont des moteurs d’égale force, entre 80 et 100 hp. Aucun des deux ne peut maîtriser des bolides de telle puissance.

Un ami commun s’est offert de piloter la 999 qui, une semaine plus tard, lui permit de gagner la course. Exploit qui rendit son constructeur au sommet de la gloire. Deux frères Dodge et un ami en commun s’unissent pour former la Ford Motor Co. qui existe encore après 120 ans d’existence. L’innovation la plus progressiste a été la création du travail à la chaîne qui permit de réduire son coût de production.

J’ai souvenir de la Ford à pédale de mon oncle Joseph qu’il avait encore en 1937.

Une Ford à pédale au début des années 1930

Son âge m’est inconnu, mais tout était réduit à sa plus simple expression. Un toit de toile repliable était une option. Un unique essuie-glace manuel nettoyait le pare-brise quasi-vertical du côté du conducteur; 4 portes sans vitre; une manivelle permanente placée à l’avant du moteur servait de démarreur, car il n’y avait pas de batterie. L’électricité pour actionner le moteur provenait d’une magnéto, pièce rotative qui crée une étincelle lors son passage près d’un aimant, qui causera une explosion dans le cylindre du moteur. Sous le volant, de chaque côté du tube qui le supportait, il y avait un levier; celui du côté gauche servait à contrôler le moment de l’explosion à l’intérieur du cylindre au moment où il sera au haut de sa course; ce moment précis change selon l’effort demandé au moteur, ce qui obligeait le conducteur à modifier continuellement la position de ce levier. Avant de tourner la manivelle lors du démarrage, il fallait le placer à un endroit précis, sinon, la manivelle ‘’ruait’’.

Plusieurs personnes eurent le bras cassé pour avoir omis de le vérifier. Sur les autos modernes, cet ajustement se fait automatiquement. Si vous placiez le levier de droite, le plus bas possible, vous auriez atteint la vitesse vertigineuse de 40 miles à l’heure, il remplaçait la pédale à gaz. Au plancher, il y avait 3 pédales, la première de gauche servait de ‘’clutch’’ ou embrayage, les deux autres servaient à sélectionner les vitesses, poussées continuellement à fond, c’était première vitesse, la plus lente et forte; sa voisine servait pour la grande vitesse.

Le réservoir à gaz était placé en avant du pare-brise, au-dessus du moteur, sous le capot; le bouchon à remplissage à 8 pouces du pare-brise. Entreposée de cette manière, la gazoline descendait vers le moteur sans le besoin d’une pompe. Avantage qui devenait un inconvénient si l’auto montait une côte et que le niveau de carburant devenait bas, fallait la monter à reculons! Les temps ont bien changé, n’est-ce-pas!

Prochain rendez-vous le 3 février prochain qui traitera de la ville bâtie au cœur de l’Amazonie, qui n’eut jamais de résident officiel : Fordlandia.

Je vous souhaite une belle année 2020 de découvertes étonnantes et de nouvelles connaissances pour bien nourrir votre curiosité!

Charles-Émile