Vespasien

Autre temps, autre mœurs. Vraiment?
Pour de l’argent, on est prêt à tout!

Au gouverneur romain, Vespasien, les gens de la ville reprochaient d’avoir fait installer des urinoirs publics où les hommes devaient déverser leur précieux « liquide » sous peine d’amende s’ils le faisaient ailleurs sur la voie publique. Les tanneurs du temps en épandaient sur les peaux pour en faire tomber le poil.

Les gens de ce temps se vêtaient de longues robes et ne portaient pas de sous-vêtements et pour évacuer leurs besoins naturels ils n’avaient qu’à soulever une partie de la robe et s’approcher d’un objet ou d’un coin de construction et diriger le jet d’un certain liquide de couleur jaune pisse de manière qu’il n’y ait pas d’éclaboussure et houp, c’était fini!

Peut-être, mais l’édifice ou l’objet visé, à force de répétition, prenait une teinte douteuse qui ne plaisait pas à tout le monde.

Toutes ces activités faites à ciel ouvert dégageaient une senteur désagréable. À ceux qui allaient s’en plaindre, Vespasien leur répondait : « Oui, je le reconnais, mais souvenez-vous que l’argent que cela nous procure n’a pas de couleur, ni senteur ». Ces mots prononcés il y a plus de vingt siècles sont encore vrais, auxquels on pourrait même y ajouter aujourd’hui « ni de cœur ».

Autre temps, autres mœurs. Ni de cœur!

Pour honorer et commémorer le personnage, ses concitoyens ont donné le nom de vespasienne à cet édicule, qui est encore utilisé de nos jours, pour nommer ce genre de lieu qu’est un urinoir public.