Je poursuis dans la continuité des blogues du mois de novembre et décembre 2018…
Pour nous du 21e siècle, il est difficile de comprendre cet imbroglio de différents calendriers pour désigner la date d’un événement précis. Il l’était aussi pour les gens du temps passé qui voyageaient peu. Le peuple était sous la gouverne de rois ou de dictateurs de religions différentes, dont les prêtres, rabbins ou imans, qui avaient une grande influence dans l’interprétation du mouvement des astres.
La nouvelle année d’une région d’un pays pouvait commencer en janvier et dans le même pays, elle pouvait débuter à une autre date.
Anomalie que le roi français Charles IX voulut corriger dans l’édit de ‘’Roussillon’’,

Calendrier Grégorien
signé de sa main en 1564. Cet édit spécifiait que désormais la prochaine année, soit celle de 1565 et les suivantes, débuteraient le premier janvier et non le 24 mars, lors de la fête de l’Annonciation célébrée par l’Église catholique dans le passé. Changement drastique dans les habitudes du peuple.
Comme c’était la coutume de se souhaiter une bonne et heureuse année en se présentant d’agréables cadeaux et surprises, des loustics en ont profité pour rigoler en jouant des taquineries à ceux qu’ils aimaient. Habitude que nous avons conservée dans notre patrimoine. Pourquoi un poisson ou autre chose? Est-ce pour le poisson d’avril? L’origine de cette tradition de jouer des plaisanrteries aux amis est très floue. Comme je l’ignore, je vous laisse la surprise d’en trouver la bonne raison. Bonne chance!
Le bon peuple, de majorité catholique, était heureux de fêter le début de la nouvelle année en même temps que le pape Grégoire VIII à Rome. La minorité protestante se rebella contre ce changement et le tout se termina en une longue guerre de religion qui dura plus de 30 ans et fit un très grand nombre de victimes, impossible à quantifier.
Dans le calendrier romain, la période d’une durée d’environ 60 jours, débutant la nouvelle année, n’avait même pas de nom, fallait attendre le 1er mars, jour de la fête du dieu de la guerre, Mars, avant de noter quelque chose dans les registres officiels du royaume. Pourquoi cette absence de renseignement?
Possiblement que le peuple romain, dominateur et cruel envers ceux qu’il avait vaincus, n’était pas intéressé à partir en guerre dans la période la plus froide de l’année. Donc rien d’intéressant à noter.
La vie reprenait avec le retour de températures plus clémentes, favorables aux activités agricoles. Voilà pourquoi les romains honoraient Mars, le dieu de la guerre, au début de leur nouvelle année afin qu’il leur soit favorable dans leurs multiples entreprises belliqueuses. Le reste de l’année était subdivisé en 10 mois en fonction du temps entre les pleines lunes, soit 29,5 jours. Pour conserver l’harmonie entre la longueur des mois, ils donnèrent à un, 30 jours et au suivant 29 jours en alternance tout au long du reste de l’année.
Les Saturnales
Saturne, patron des vignerons et des paysans, ce serait lui l’ancêtre du Latinium qui est représenté sur une icône sous la figure d’un vieillard vêtu d’un ample manteau ouvert, portant une faucille.

Saturne
Il devait être très vénéré par ses contemporains, car la fête en son honneur, les Saturnales, s’étirait durant les 15 derniers jours précédant la fin du solstice d’hiver qui terminait l’année. Tous les genres d’activités festives étaient permis, l’esclave était aussi bien traité que le maître.
C’était la fête, libre, de toute espèce de contrainte.
Autres temps, autres moeurs! Je vous souhaite une bien heureuse année 2019!
Source : Encyclopédie Grand Larousse, wikipédia et photos repiquage internet