Le tabagisme

Allez, fumez les gars!
Avez-vous déjà remarqué les doigts d’un fumeur? Les doigts porteurs de la cigarette sont bruns et leur peau est comme du cuir, c’est à ce moment-là qu’elle est la moins chaude. Quand il tire une bonne pouf, le feu de la cigarette augmente de beaucoup d’intensité et la fumée entre dans les voies respiratoires qui ont une peau qui est de loin plus délicate que celle de ses doigts.

En descendant, la fumée détruit les cils vibratoires qui ont pour mission de retenir les poussières lors de l’inspiration et qui normalement devraient être chassées lors de l’expiration.

Et cette fumée chaude descend dans les poumons qu’elle jambonne, qu’elle assèche, qu’elle rend inopérants, emprisonnant l’air vicié à l’intérieur des poumons. Ce faisant, c’est tout le pouvoir filtrant qui est inhibé, détruit, donc les poumons sont inefficaces.

Si de la poussière s’infiltre, elle ne peut en ressortir. Faites travailler votre fumeur n’importe où, il sera toujours indisposé, voire handicapé. Beaucoup plus qu’un compagnon qui ferait le même ouvrage, surtout s’il grille 2 ou 3 paquets comme beaucoup de travailleurs le faisaient, l’un d’entre eux se glorifiait même en disant qu’il allumait la nouvelle cigarette avec celle qu’il jetait.

Briquet_JM_ouvert

Suite à une assemblée syndicale, pour expliquer la nouvelle convention et célébrer le fait que depuis la dernière année il n’y avait pas eu d’accident de travail avec pertes compensées par la CSST, un représentant de la compagnie CJM est venu déverser sur la table un cartoon de cigarettes avec des briquets offerts au nom du Président de la Cie aux centaines d’employés présents. C’était en 1963.

Dans la dernière parution du magazine Légion, (Voir ci-bas) se trouve l’information que le gouvernement ontarien léguait dans les années 1920 des terres et du tabac gratuitement aux anciens combattants de 1914-18 et vendait peu cher ces mêmes terres aux militaires qui n’avaient pas combattu.

J’admire le courage de ces hommes qui ont combattu pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans la liberté.

Ce que je déplore, c’est toute la culture du tabagisme. Les profits sont engrangés par les fabricants et d’immenses dépenses sont consenties par les gouvernements, le système de santé et les individus pour réparer les dommages irréversibles causés par le tabac. Sans parler de la perte de qualité de vie.

Légion_PagesC

Regardons notre OLD CHUM avec sa longue pipe, il semble bienheureux, bien-portant, il est dans le plaisir, en détente, libre, contrôlant sa vie, tout va pour le mieux. C’est l’image qu’a longtemps véhiculée l’industrie du tabac. Tout le monde le fait, fais-le donc!

Qu’en seront les conséquences quand il n’aura plus la force de tirer une bonne pouf? Et que sa pipe se sera éteinte éternellement? Aura-t’il si bonne mine? Diagnostiquerons-nous qu’il est amiantosé?