Jean sans Terre, roi d’Angleterre

Jean sans Terre est le fils d’Henri II, roi d’une grande partie de l’Europe, de  l’Écosse jusqu’aux Pyrénées. Il arriva tardivement dans la vie du couple, quatre frères l’avaient précédé dans la famille. La coutume du temps voulait que l’aîné hérite à sa naissance d’une partie du royaume de ses parents; lui, arrivant en cinquième position, reçut le surnom de « Land Lack » (sans terre), appellation qu’il conservera jusqu’à nos jours. Pour corriger, compenser cette injustice, il y  avait l’apanage : les puînés recevaient des territoires et en avaient la direction, avec une réserve que s’ils n’avaient pas d’héritier mâle, leurs possessions retournaient à la couronne tandis que l’aîné n’avait pas cette obligation.

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Jean avait un tempérament bipolaire, ce qui lui causât beaucoup de comportements erratiques. En 1200, il répudia  Isabelle de Gloucester, son épouse, pour épouser Isabelle d’Angoulême qui était fiancée à un Lusignan, famille de nobles français, qui fit appel au roi de France qui prononça la déchéance de Jean sur ses fiefs en territoire français en 1202.

Et, pour se venger, il envoya Arthur de Bretagne, son jeune neveu pour fomenter des troubles dans d’autres fiefs du roi français. Arthur de Bretagne fut capturé et présenté à Jean qui le tua de sa main, en 1203. Ce qui lui valût la perte de la Bretagne et d’Anjou en 1204, et la Touraine en 1205. Il se brouilla avec le pape Innocent III, en refusant de reconnaître le  nouvel archevêque à Canterbury,  ce qui lui valut l’excommunion, en 1209. Il renforçât son autorité sur ses citoyens gallois, écossais et irlandais par des lois plus sévères, le rendant encore plus impopulaire.

Il se heurta à la haine de ses propres sujets, excédés par les taxes et les guerres, gênés par l’interdit papal, dégoutés de la personnalité du roi et de ses caprices. Devant le mécontentement de ses sujets, Jean se réconcilia avec le pape en 1213. Il livra deux batailles contre les Français et les perdit, ce qui fit rebondir la crise intérieure. Malgré l’appui du pape, il dut céder devant la résistance des barons et l’opinion publique, il fut forcé d’accepter les demandes inscrites par ses barons sur la Grande Charte, la Magna Carta en 1215.

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Sa mauvaise volonté favorisa une guerre civile au cours de laquelle  la France apporta son aide aux insurgés. Jean tomba malade et décéda en 1216. Son fils aîné lui a succédé sous le nom d’Henri III.

Les demandes notées sur la Magna Carta ont servi de base pour la reconnaissance des droits civils de l’Homme dont tous les peuples de l’Empire Britannique jouissent encore aujourd’hui, 800 ans plus tard.

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C’est à la suite de ses comportements inappropriés pour un roi qu’est née la légende du héros de Robin des Bois (Robin Hood). Une vieille coutume qui remonte dans la nuit des temps, qui se poursuit encore de nos jours, veut que les magistrats, incluant ceux qui ont le titre d’avocats,  qu’ils se revêtent d’une longue robe noire lors d’une fonction officielle. C’ est pourquoi les avocats ont déjà eu le surnom d’hommes de robe et aussi de « robins ».

Notre héros Robin des Bois, dont le nom est resté inconnu, chevauchait les terres du comté de Nottingham  (shire) du roi Jean, encourageant le peuple à résister aux lois et coutumes de ces Normands (north men), dont le roi Guillaume, surnommé le Conquérant. Ce dernier avait quitté sa France natale pour vaincre les Anglais à la bataille de Hastings en 1066. Il haranguait les paysans, les encourageant à se tenir debout et exiger la reconnaissance de leurs droits.

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Comme le climat est froid et humide à certaines périodes de l’année, Robin des Bois avait ajouté un capuchon à sa « robe » pour se préserver de la pluie. Il n’hésitait pas à voler les plus fortunés pour aider une veuve nécessiteuse, car les gens pauvres n’avaient aucun droit et aucune aide de l’état.

Il est possible que ce personnage soit fictif, une chose est certaine : les soldats des armées du roi n’hésitaient pas à saisir une grande partie de la récolte d’un serf pour nourrir ses fonctionnaires; c’était juste et correct, car le lopin de terre qu’il cultivait était la propriété du roi qui avait eu la bonté de lui prêter. N’est-ce pas correct?

Le roi était le suprême maître dans son royaume. Tous lui devaient honneur et obéissance; le simple paysan pouvait être condamné et pénalisé à son insu et personne  pour le défendre ; ce fut une des premières des 65 demandes inscrites sur la Magna Carta, oui, en latin, car Guillaume le Conquérant, venant de France, avait imposé la langue française à la cour anglaise et qui fut la langue officielle pour plus de trois siècles. Il va de soi qu’en France, on parlait français, mais les textes de lois étaient rédigés en latin. Voilà pourquoi le texte de la Grande Charte est écrit en latin.

Henri VIII, de la lignée des Plantagenet, originaires de France au début du I6e siècle, avait épousé huit femmes en raison qu’il n’avait qu’une fille : Marie, donc pas d’héritier mâle pour lui succéder. Voilà la raison de ses multiples mariages, car il ne voulait pas que la clause, « apanage » soit appliquée après son décès.

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Ce refus de reconnaître le droit de la femme à accéder au titre de reine remonte à Clovis, roi des Francs au cinquième siècle, qui a promulgué un édit qui stipule qu’une femme ne peut avoir droit à la terre, selon une habitude chez les Saliens, un peuple de son royaume. Voilà pourquoi le roi Henri VIII a voulu conserver une coutume française en territoire anglais. Coutume qui a été abolie par ses successeurs.

Les 8  mariages successifs du roi Henri VIII lui valurent de nombreux reproches  qui se terminèrent par son excommunion imposée par le pape Clément II.

Non content de cette décision, le roi Henri VIII forçât  le clergé  anglais à  le reconnaitre comme chef  suprême de l’église d’Angleterre. Cet épisode donna naissance à l’Église Anglicane en 1534.

Source : Grand Larousse Encyclopédique