
Asbestos est la ville-centre de la MRC des Sources, située dans la partie nord des Cantons-de-l’Est, à la frontière du Centre-du-Québec.

L’histoire d’Asbestos est singulière. Et en mouvement!
Sur plus d’un siècle, de 1885 à 1995, trois villes se sont succédées sur le site jouxtant le côté est de la mine, en portant le même nom : Asbestos. Chacune d’elles a eu sa propre voie d’accès.
Au fur et à mesure que le trou de la mine s’agrandissait, les résidents de la ville suivaient son expansion. Ils déménageaient. Et la ville se reconstruisait. En styles différents. Asbestos a connu trois configurations différentes. Comme la mine d’amiante était le gagne-pain de tous les résidents, cela allait de soi de permettre son agrandissement. Fait cocasse, la ville se reconstruisait chaque fois sur le filon d’amiante qui va d’Asbestos jusqu’à Thetford-Mines.
À cette époque, la mine était nommée le pit et la Ville était nommée la Mine, aujourd’hui Asbestos est nommée Val-des-Sources.

À l’origine, arrivant de Danville, par la route, aujourd’hui la 255, le voyageur passait tout droit en direction est, devant le garage Vachon de la courbe à Taylor (entre Danville et Asbestos) pour joindre la rue Laurier, surnommée le rang 2 qui mène à Wotton. Des vestiges de cette route recouverte de macadam, du gravier mélangé avec du goudron posé et roulé à froid, sont encore visibles dans la section Saint-Barnabé. On peut encore utiliser cette voie pour se rendre à Saint-Barnabé.

Le centre du village d’Asbestos de ce temps se situait à la jonction de la rue du Roy qui arrivait en diagonal à cette route qui le traversait, c’était le Carré; il se situait sur élévation de plusieurs pieds.
Vers une période d’avant la 2e guerre mondiale, l’agrandissement de la mine forçat le déplacement de la Ville, de son centre commercial et de la voie d’accès en formant un double S (courbe à Taylor) pour s’abouter à ce qui est l’actuelle rue Manville à Saint-Barnabé.
À la fin des années 1960, un double glissement de terrain du côté le plus bas d’une section de la ville vers la mine obligea l’agrandissement du pit et rendit nécessaire un autre déplacement de la route qui devint la voie de contournement de la Ville.
Ces catastrophes naturelles ne firent pas de victimes humaines, mais les dommages subis sur la rue commerciale Bourbeau obligèrent l’agrandissement du pit et le 3e déplacement du centre-Ville. Cette configuration est l’actuelle Ville d’Asbestos.
C’était devenu la plus grande mine d’amiante du monde dont le minerai a servi de bouc émissaire responsable des maladies causées par le tabac dont il en est que le corollaire.
Voilà à mon avis ce qui causa la mort de cette industrie florissante qu’a été l’amiante pendant près de cent ans.
Charles-Émile