Val-des-Sources (Asbestos) et Danville sont deux agglomérations voisines érigées sur une élévation de terrain dont les côtés sont drainés par deux rivières différentes.
La rivière Nicolet draine la pente nord qui reçoit, en aval, les eaux de la rivière Lafrance provenant de la pente sud.
Ces deux rivières, dit-on, charroient des eaux empoisonnées qui mettent, en danger, la faune marine et ainsi que les citoyens qui la consomment. C’est la version du journaliste Daniel Green du Journal de MTL dans son article paru le 4 janvier 2021 De l’amiante coule dans une rivière qui ignore la toponomie des lieux et méconnait la supposée dangerosité de l’amiante qu’il contribue à propager.
Il y a matière à réflexion, je vous invite à monter dans mon canot, on va aller voir ça
Quand vous arrivez de Richmond par la route 116, direction nord, près de Danville, vous voyez à votre droite, un immense espace plat de couleur verdâtre, ce sont les haldes de rebuts d’amiante qui ont été transportés par voie ferrée.
Elles contiennent un grand pourcentage de minerai de magnésium qu’Alliance Magnésium s’apprête à metttre en valeur et, aussi environ 2 % d’amiante.
Les eaux de surface de cet immense terrain se jettent depuis 100 ans dans la rivière Lafrance où un barrage forme un étang où va se brancher l’aqueduc municipal du village de Danville.
Si vous connaissez des danvillois, demandez-leur s’ils connaissent ou entendu dire que quelqu’un a déjà été empoisonné ou indisposé par l’amiante contenue dans cette eau.
Transportons notre canot sur la Nicolet
Maintenant, transportons notre canot sur la Nicolet qui draine la pente nord de cette accumulation de terre qui a plusieurs centaines de pieds de haut qui fait office de cimetière pour les deux défuntes villes qui ont porté le nom d’Asbestos.
Ce n’est certainement ce tas de terre stérile qui causerait la présence d’amiante dans l’eau; la cause la plus plausible serait une petite accumulation conique de tailing de la petite mine d’amiante de Saint-Rémi-de-Tingwick, située en amont, fermée depuis plus de 80 ans.
Cette rivière qui arrose la base des deux monts Ham, acronyme signifiant High Apalachian Mountains, situés à environ 10 miles en amont, passe près de la base de ce cône pour former une série de lacs connus sous le nom de Trois-Lacs, qui alimente l’aqueduc municipal de Val-des-Sources.
Serait-il possible que deux agglomérations voisines, entourées de matières supposément très toxiques, qui alimentent leur population d’eau empoisonnée depuis plus d’un siècle, n’aient jamais fait de victimes connues?
De même pour l’eau du »pit », le trou de la mine, qui, après avoir été analysée et reconnue potable a été utilisée par un brasseur pour faire une batch de bière qui fut recherchée par les connaisseurs. Expérience à ne pas répéter, car un brasseur doit obligatoirement s’approvisionner à un aqueduc dont l’eau est testée régulièrement.
Vous, Lecteur, n’y voyez-vous pas dans de telles affirmations erronées, un moyen de fausser la réalité?
Méthode employée par les conspirateurs des industriels du tabac qui n’hésitent pas à fausser la vérité pour camoufler la dangerosité de leur produits reconnus cancérigènes.
Ce journaliste enquêteur qu’est M. Green a dû se méprendre sur la signification du nouveau nom de Val-des-Sources pour faire sa recherche sur l’eau contaminée par l’amiante.
Le mot val est de la famille de vallée, vallon : la partie la plus basse entre deux pentes et non sur le sommet d’une élévation comme Asbestos l’était avant de devenir Val-des-Sources. Si nous avons de la suite dans les idées, ll nous faudra considérer le »pit » comme une montagne inversée qui s’emplie graduellement d’eau. À ce moment-là, les résidents.tes deviendraient des valso rciers et des valso rcières.
Voyez dans ce changement de nom de la ville d’Asbestos, un précieux cadeau aux conspirateurs des industriels du tabac qui ne demandent pas mieux que de voir le mot Asbestos soit chose du passé et banni à jamais.
Oui, il y eut des travailleurs qui sont devenus amiantosés, mais est-ce dû au seul fait qu’ils aient travaillé ou été en contact avec l’amiante?
Des personnes ont été reconnues amiantosée et compensées comme telles alors qu’elles n’avaient pas été en contact avec cette fibre ou sa poussière.
Voici entre autres des poursuites juridiques accessibles sur internet :
- Héritiers Lefrançois vs American Biltrite, Sherbrooke
- Wazir vs Magasin 4 Saisons Asbestos
- Sandra Ohayon vs Université Montréal
Vous constaterez que de nombreuses personnes qui n’ont jamais été en contact avec l’amiante ou sa poussière ont été déclarées amiantosées et compensées comme telles alors que d’autres ont pu passer près de 50 ans leur vie en contact continu avec cette fibre reconnue mondialement pour sa dangerosité légendaire et sont encore en vie et en bonne forme ayant dépassé l’âge de 90, voir 95 ans.
Comment expliquer la cause d’un tel non-sens?
Un ajout au libellé de la Loi écrite en 1931 concernant les Accidents de travail et maladies professionnelles du Québec (LATMP, articles 138-139) a été modifié en 1985 en spécifiant « Que l’amiante contient un élément chimique (non identifié) qui lui est particulier et dangereux ».
Le plaignant n’a pas l’obligation de justifier la cause de sa maladie s’il a de l’amiante dans l’environnement de son lieu de travail, même s’il était reconnu gros fumeur. Cet ajout avait pour but d’abaisser les coûts de la preuve de la cause de la maladie subie par le plaignant.
Comme vous pourrez le constater par ce lien topo.tat.gouv.qc.ca, en page 9 d’une série de 30 « Le juge n’a pas à user de son jugement. Il lui faut appliquer impérativement la loi telle que le législateur l’a édictée ». Ne trouvez-vous pas cocasse qu’un juge ne soit autorisé à user de son bon sens pour faire régner la JUSTICE ??
Ce faisant, l’amiantose est devenue une maladie-poubelle dont la compensation devient une sorte de récompense donnée au requérant pour avoir détruit ses poumons en pratiquant volontairement, un suicide lent à effet retardé qu’est le tabagisme.
Cas 1 – Héritiers Lefrançois vs American Biltrite. Les héritiers de l’employé réclament une compensation parce qu’il avait de l’amiante dans le ciment de certains étages de l’usine où il avait travaillé.
Cas 2 – Ce commis de magasin dont j’étais un client a été reconnu amiantosé parce qu’il déplaçait occasionnellement des vêtements de clients travailleurs de la Johns-Manville qui, comme moi, les portaient continuellement. Nous n’avons subi aucune séquelle, comme vous pourrez le constater sur un de mes blogues intitulé Mon regard sur l’amiante.
Cas 3 – Une secrétaire âgée, près de la retraite, à qui on avait déjà enlevé un poumon, constate que son autre poumon est malade et ne peut pas être soigné Canada. Au USA, ce traitement lui coûterait 100,000 $ USA, montant qu’elle n’a pas. Elle crie à l’aide sur les réseaux sociaux. Sa demande a été entendue par des groupements américains d’aide aux victimes de l’amiante qui lui ont fait parvenir près de 30,000 $. Dans l’édifice dans lequel elle avait travaillé, il avait été isolé à l’amiante, mais qui avait été désamianté quelques années plus tôt. L’amiante rémanente faisait conserver à l’édifice sa dangerosité.
Dans les 2 premiers cas, le juge n’était pas autorisé à user de son jugement, il lui fallait obéir à l’édicté du législateur qui semblait ignorer les notions de base de la médecine.
Dans le 3e cas, le fond d’aide américain disposait d’un montant de 15 milliards aux victimes du tabac.
Je ne sais pas si cette générosité américaine sympathise avec tous les résidents d’anciens édifices désamiantés à travers le monde ou si c’est à cause du fait qu’il était la propriété de l’Université de Montréal?
Dans les deux premiers cas, les deux juges ne sont pas intéressés par la cause de la maladie des plaignants, ils ont préféré ausculter l’endroit de leur milieu de travail à la recherche de présence d’amiante.
Dans le premier cas, l’amiante ne pouvait pas sortir de la matière dans laquelle elle était encapsulée, donc prisonnière de son enveloppe.
Dans le second cas, occasionnellement, et peut être (possiblement) le commis avait à déplacer le linge porté par des travailleurs qui, eux, le portaient continuellement sans en subir de désagréments.
Après avoir pris connaissance de ces trigauderies, ne croyez-vous pas que l’amiantose serait plus d’origine POLITICO-JUDICIÈRE que SANITAIRE?
Qui, en sous-main, a avantage à maintenir bien vivante de telles faussetés?
Ne croyez-vous pas que le fait de rendre publiques de telles âneries de la part de certains anciens et actuels dirigeants ne sert pas mieux la cause pro-amiante qui est devenue le bouc émissaire des maladies causées par la cigarette qui est la manière de consommer la plus nocive du tabagisme?
Charles-Émile