L’été, Papa allait porter le lait à la fromagerie à tous les jours. L’automne, les vaches tarissaient, Papa écrèmait le lait et apportait la crème encore à la même place pour en faire du beurre, tandis que le lait servait pour la fabrication du fromage. L’épouse du fromager, Marie-Marthe Baril, je me souviens encore de son nom plus de 75 ans passés, venait voir Émile (Papa) et aussi son petit garçon qu’elle cajolait et lui donnait toutes sortes de gâteries et m’aimait. Elle me trouvait beau, le mot « kioute » n’existait pas encore. Si elle existait encore, je suis certain qu’elle dirait que je n’ai pas su le rester, ah! ah! ah!