Nicaragua

Souvenirs d’un voyage mémorable…

Année 1999. Avec un groupe de 18 personnes, j’ai été un mois au Nicaragua faire du bénévolat auprès de la population pour l’aider à se remettre après un violent séisme dévastateur.

Projet Nicaragua réalisé en 1999, par un groupe d’Asbestos, St-Adrien, Wotton et Danville, auquel à participer Charles-Émile

Pays d’Amérique centrale, le Nicaragua est situé entre le Honduras et le Costa-Rica.

Le groupe couchait sur des lits à deux étages sous un appentis adossé au centre communautaire, géré par une communauté religieuse. Donc sur 3 faces, il n’y avait pas de murs. Ni moustiques pour nous déranger. Pour les repas, c’était assez frugal.

Notre dortoir au Nicaragua

Le curé de Wotton et moi avons pris pension pour une semaine chez Maria.

Maison de notre famille d’accueil, chez Maria, au Nicaragua

Je crois qu’elle vivait seule dans ce que l’on peut appeler « maison », seule oui si je ne compte pas le coq et la poule qui, le soir, se perchaient sur une planche du support de la table, une des pattes de table était 1 ½’’ plus courte que les autres. Le jour, ils étaient attachés à l’extérieur. À part la table, 3 chaises.

La cuisine de Maria au Nicaragua

Pour le déjeuner, des fèves de « quelque chose » cuites sur un feu de petits morceaux de bois qui reposaient sur un tas de terre dans un coin. La fumée sortait de la maison par l’espace entre le haut du mur de blocs de ciment et la couverture. Ces fèves baignaient dans de l’huile de soya, je crois, et après avoir mijotées, elles nous étaient servies dans une assiette de granit : ceci 7 jours de suite. Nous couchions sur des hamacs tendus entre la cloison de la cuisine et le mur extérieur. Un évier trônait dans un coin. C’était son meublier. Pour l’eau, Maria la cueillait à la chantepleure posée à l’extérieur à 4’ de la maison de l’aqueduc municipal. Les toilettes, c’était la bécosse à l’arrière de la résidence.

J’ai oublié de dire qu’il y avait 3 fenêtres : une dans la cuisine, les 2 autres étaient pour les chambres à coucher et ne s’ouvraient pas. Si Maria venait installer sa masure dans la région ici, pour faire un gîte du passant, je ne tarderais pas à la conseiller à quelqu’un qui veut perdre du poids. Les rues sont en pente vers le milieu, elles servent d’égouts municipaux.

Une nuit où il avait plu, il y avait plus de 3’’ d’eau à la largeur de la rue qui descendait la côte. De façon ordinaire, il n’y avait qu’un filet d’eau grise au centre de la rue où les cochons allaient se désaltérer. Un matin, je prenais ma marche, à ma surprise, j’ai rencontré un troupeau de 6-7 vaches qui venait seules et personne pour les accompagner; j’ai pensé en moi-même, ces bêtes sont plus débrouillardes que moi : elles vont seules et savent où elles vont et moi je suis écarté, j’avais été trop loin, car il n’y pas de nom de rues et de numéro de portes.

Bœufs se déplaçant seuls dans les rues de Nandaïmé.

Nandaïmé, Nicaragua, Voyage humanitaire de Charles-Émile, en 1999

Les gens ont des croyances différentes des nôtres. Pour chasser les mauvais esprits, ils font exploser des pétards, des chapelets de petites bombes (bruit semblable à celui d’une moto Harley sans silencieux et des bombes, et ce, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le soir de notre arrivée à Nandaimé,

chacun de nous dormait dans un lit lorsqu’on a fait exploser une de ces bombes, mon voisin de lit s’est fait réveiller par le bruit (nous ignorions cette habitude), tout épeuré, lâcha un cri : « Une bombe !»

Fumée et bruits de bombas au Nicaragua

Nous dormions tout habillés, car notre stock avait été écarté et a été rendu que 5 jours après notre arrivée.

Hello le Canada, ici Nandaïmé. Charles-Émile bien heureux d’entendre une voix connue, et bien heureux de cette expérience humanitaire.

Le groupe est reparti au bout de 15 jours, moi j’y resterai 15 de plus, que je passerai à faire des petits travaux comme fabriquer des étagères dans l’atelier où Maria besogne à faire des hamacs. Je l’encourageai en achetant un hamac pour chacun de nos enfants et un autre pour nous, etc.

Des beaux et grands hamacs faits à la main, encore aussi solides aujourd’hui!

J’ai beaucoup aimé ce séjour, ça nous fait constater combien nous avons tout ce qu’on peut imaginer et nous ne sommes jamais satisfaits. Je suis revenu à Danville très content de mon expérience.

Crédits photos : archives personnelles et internet (cartes géographiques)

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