Souvenirs de L’Avenir

Et de son fondateur surnommé « L’enfant terrible »

L’Avenir, qui a été reconnu comme municipalité en 1862, est situé sur la rive sud de la rivière Saint-François à mi-chemin entre Richmond et Drummondville. Le village bâti autour de l’église se sépara de la partie rurale en 1931 pour se réunifier en 1976.

Un jeune homme de 20 ans a écrit et publié un journal qu’il avait nommé L’Avenir, nom prometteur qui a été conservé pour désigner ce territoire. Jean-Baptiste-Éric Dorion qui vit le jour à Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie,  en l’année 1826, quitta sa région natale  pour venir s’établir dans les EasternTownships. L’abbé Lionel Groulx a traduit par ce nom par celui de Cantons-de-l’Est.

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Jean-Baptiste-Éric Dorion, l’enfant terrible

Notre Jean-Baptiste-Éric Dorion était un autodidacte, qui fut commis-marchand, journaliste, colon défricheur et homme politique, élu député de Drummond (1854-1857) et (1861-1866), militant pour le parti des Rouges, ardent promoteur de l’éducation des masses.

Rapidement, il fit connaître ses tendances par ses écrits et ses discours en faveur du rattachement de la province de Québec aux États-Unis. Le clergé, aux principes très conservateurs, était diamétralement opposé à ses idées très libérales, désapprouvait ce que Jean-Baptiste revendiquait, entre autres, le rattachement du Québec aux USA. Il admirait les Patriotes Rouges de Louis-Joseph Papineau de 1837 et encourageait leurs manières musclées pour se libérer des dominateurs anglais.

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Louis-Joseph Papineau

Un dimanche, il assistait à la messe, M. le Curé, dans son sermon, vantait la belle teinte du ciel : « Chers Paroissiens, souvenez-vous que le ciel est bleu et que l’enfer est rouge » et d’autres ”conseils” du même genre. Vexé par des paroles venant du haut de la chaire, Jean-Baptiste-Éric Dorion  se leva de son banc de paroissien et entreprit un dialogue avec le saint homme qui les avait prononcées. (Je ne sais pas  comment ce débat oratoire imprévu se termina).

Il délaissa ses occupations de fermier pour s’affairer au journalisme afin de  promouvoir ses idées patriotiques, il fonda les journaux : Gros Jean l’Escogriffe en 1842, L’Avenir en 1847, Le Défricheur en 1862. Il avait fondé aussi en 1866 l’Institut des Artisans de Drummond.

En 1866, âgé seulement de 40 ans, fatigué et usé  par un agenda surchargé, Jean-Baptiste fut terrassé par une crise cardiaque dans le village de l’Avenir qu’il avait aidé à mettre sur la carte.

C’était un homme déterminé et prêt à tout pour réaliser son rêve!

Jean Baptiste, alias l’Enfant Terrible, avait dû avoir été élevé dans une famille férue de politique, car un de ses frères dont j’ignore le prénom, a été député à l’Assemblée Nationale dans le comté voisin de l’île de Montréal, qui eut l’honneur d’être nommé : le comté Dorion.

Il m’a fait plaisir de partager avec vous les informations que j’ai glanées sur le passé de L’Avenir. Ou si vous le préférez L’Avenir, au passé!

Charles-Émile


Pour plus d’informations, voir Jean-Baptiste-Éric Dorion et L’Avenir et Louis-Joseph Papineau sur Wikipédia

 

 

 

 

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